Samedi , 15 décembre 2018

maison » Histoires et légendes » les Mpongwé

les Mpongwé

pongweCOMBE Jacqueline 1983, licence d’histoire Collection RM : B 11a.1
Récit mpongwé d’après Georgette ININGWE, née vers 1921, demeurant au quartier Ozengué (Libreville), et Philippe MORY en 1982, sur les origines mpongwé. Affirmation d’une origine en Afrique de l’Est. Transit migratoire par le Congo avant le Gabon. Arrivée sur la rive gauche de l’Estuaire (lignage des Assiga).

MOUDOUTE-BELL Jacques 1989, Duel 2 histoire Collection RM : B 11a.2
Récit mpongwé en 1989 d’après SIPAMIO Martin, né vers 1906, quartier Louis (Libreville), sur l’origine des Mpongwé. Route commune avec les Mitsogo, Apindji, Ivea et Simba. Via le Zaïre, le Congo avant le Haut-Ivindo, en provenance des Grands Lacs. Point de séparation à Ibunduna. Assiga, Agulamba sur la gauche. Aguekaza, Adonis, etc. sur la droite. Villages de l’Estuaire.

© Pholia 4-1989 d.d.l Lyon

ntengaVenus du Haut-Ivindo au nord-est du Gabon, comme les Fang, les Kèlè, les Bénga et les Sékyani, les clans mpongwè – d’après la tradition unanime – auraient atteint la région du Haut-Como. Là, eut leur concentration au pied d’un grand arbre : « ntènga » , au lieu-dit « Ebunduna », où le Como disparaît momentanément sous terre (c’est le Nyiesi  des Fang ).
De là, les clans se dispersèrent, les uns sur la rive gauche de cette rivière, en direction de la Bokwè et du Rembwè, les autres sur la rive droite, vers la Monda.
Ils occupèrent ainsi peu à peu les bords de l’Estuaire du gabon. Sur la rive nord ils s’étendirent de la pointe Santa-Clara à l’embouchure du Como, et sur la rive sud, du confluent du Rembwè  et de la Mbilagone, à la Pointe-Pongara, et au-delà, vers le Delta de l’Ogowè.
Lorsque les premiers navigateurs portugais découvrirent l’Estuaires du Gabon dans la seconde moitié du XVe siècle (1472), ils y trouvèrent les Mpongwè déjà installés sur les deux rives, comme l’attestent les plus anciennes cartes.
Le premier clan parvenu à la Côte fut celui des Ndiwa, dont une légende rapporte qu’ils traversèrent l’Estuaire sur des nattes.
Depuis 1900 ce clan est éteint, d’autres ont pareillement disparu,  et aujourd’hui la tribu des Mpongwè, fortement réduite, est confinée à Libreville et aux environs. A l’heure actuelle, le clan le plus nombreux est celui des Agèkaza.Mais leur langue – l’Omyènè  — avec ses divers dialectes, a longtemps servi de langue véhiculaire.
Les Mpongwè ont été, surtout dans le passé, d’habiles courtiers. « Passionnés pour le commerce, au témoignage de l’explorateur » Paul du Chaillu,  ils avaient établi un service régulier de cabotage «  depuis le Gabon jusqu’au cap Sainte-Catherine, au sud, et jusque chez les Banoko du Cameroun, au nord ».
Ils pratiquèrent aussi la traite des esclaves comme le témoigne l’existence d’un ancien entrepôt au lieu-dit « Baraka » et d’un autre «  Néngé – Awogha » ou «  l’Ile des Transfuges ».
Parmi les chefs mpongwé qui acquirent une certaine notoriété, on cite : Denis Rapontchombo et Georges Rassondji, de la rive gauche ; Louis Dowé, Quaben ou kaka-Rapono, Kringer, Glass, de la rive droite, et François Rèdémbino, de l’île Konikè.

 

les Mpongwé Reviewed by on . COMBE Jacqueline 1983, licence d'histoire Collection RM : B 11a.1 Récit mpongwé d'après Georgette ININGWE, née vers 1921, demeurant au quartier Ozengué (Librevi COMBE Jacqueline 1983, licence d'histoire Collection RM : B 11a.1 Récit mpongwé d'après Georgette ININGWE, née vers 1921, demeurant au quartier Ozengué (Librevi Rating: 0

Laisser un commentaire

scroll to top