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Paul IGAMBA

novembre 9, 2013 4:25 by: catégorie:Anêro Laisser un commentaire A+ / A-

Igamba, fils de Agaya et de Ngwègoni, est né en 1857 à Osèng'Atanga. Il descend en ligne directe des derniers rois orungu, Ombango Rogombé dit Ikinda et Ndébulia dit Avon'Owanga. Lorsque Ndébulia signe avec les représentants de la France, Serval et Souriau, le 1er juin 1862 le traité du Cap Lopez et du Nazaré, qui met fin à l'indépendance des Orungu et à leur monarchie centralisée, Igamba est âgé de 15 ans. Il est baptisé Paul chez les catholiques quelques années plus tard.

igambaIgamba, fils de Agaya et de Ngwègoni, est né en 1857 à Osèng’Atanga. Il descend en ligne directe des derniers rois orungu, Ombango Rogombé dit Ikinda et Ndébulia dit Avon’Owanga. Lorsque Ndébulia signe avec les représentants de la France, Serval et Souriau, le 1er juin 1862 le traité du Cap Lopez et du Nazaré, qui met fin à l’indépendance des Orungu et à leur monarchie centralisée, Igamba est âgé de 15 ans. Il est baptisé Paul chez les catholiques quelques années plus tard.

La très forte pression de l’occupation que la France entreprend sur le delta de l’Ogooué pour y asseoir sa souveraineté totale, après l’occupation de l’Estuaire du Komo (plus au Nord, dans la région de Libreville), ne permet pas au jeune Igamba de bénéficier d’un traitement de faveur ni des privilèges qui, en d’autres endroits, sont reconnus aux princes. Il est ainsi amené à quitter sans autre forme de procès, le pays orungu pour aller gagner sa vie à Libreville nouvellement fondée.

Paul Igamba entre dans les Douanes coloniales avec un autre Orungu, Konako, comme matelots rameurs de Youyou, embarcation coloniale qui assurait la liaison entre le rivage et les bateaux qui mouillaient au large. Il quitte les Douanes quelques années après pour se faire embaucher à l’hôpital de Libreville qui vient d’être construit. Il est formé d’abord comme brancardier. Son dévouement et sa serviabilité le font apprécier par les médecins militaires qui gèrent l’hôpital et qui relèvent du Ministère de la Marine et des Colonies. Il est alors formé sur le tas comme infirmier de l’assistance médicale indigène. Il assume et exerce sa nouvelle fonction sans difficultés et finit sa carrière avec le grade d’Infirmier Adjudant-chef de l’assistance médicale indigène. Cela explique, entre autres, la dation de son nom à l’hôpital de Port-Gentil.

Issu du clan Alombé, clan-soeur des clans Abulya et Adisomanda, Paul Igamba aura tissé des liens très étroits avec les clans Agalikéwa, Aworidéla et Ayandji qui lui accorderont beaucoup de prestige et une grande autorité morale lorsqu’il regagne Port-Gentil après sa retraite. L’administration coloniale prendra en compte tous ces éléments pour nommer Paul Igamba Chef de quartier à La Mosquée. Considéré comme un grand sage, Paul Igamba jouissait d’une grande autorité et fut très écouté. Ainsi, par exemple, le soir du 30 juin 1932, il fut le « Sage » de la communauté à qui Ogoula Iquaqua Djemba se confia avant de poser le lendemain son « acte du 1er juillet 1932 » devant le Chef de la Circonscription orungu.

latranFervent catholique, il fut décoré de la Croix de Latran en mars 1954, lors de la bénédiction de l’église Saint Louis, en reconnaissance de son prosélytisme. Effectivement, il joua de son influence et de son autorité morale pour tenter de rallier les Orungu, réfractaires, à l’église catholique. C’est lui qui accompagnait le prêtre dans ses tournées pastorales, attirant et rassurant par sa présence, les Orungu visités. Au-delà de sa croyance, il avait, en outre, compris que la présence catholique profiterait aux siens, car elle devait favoriser l’éducation des enfants orungu qui auraient ainsi plus de chance que lui. Paul Igamba avait toujours, en effet regretté de n’avoir pas eu une éducation classique. Preuve en est le nom qu’il a donné au groupement d’habitations où il vivait à Libreville : « Tchèmbo n’oga », qui veut dire « le reproche est au roi ». Il exprimait ainsi son regret que les rois orungu aient toujours refusé que les missionnaires s’installent en pays orungu, et pensait que c’était par leur faute qu’il avait dû construire et demeurer à l’étranger (Libreville) pour suivre « la lumière du Blanc » qu’il n’avait pas chez lui. Ainsi pour lui, le roi qui avait laissé repartir le « minisé » (le prêtre), avait mal agi. Le nom de Tchèmbo n’oga fut également donné au groupement d’habitation où il vécut à son retour à Port-Gentil, au quartier Lisbonne/La Mosquée.

Paul Igamba est décédé chez lui en 1962 à l’âge de 105 ans.

Son nom, comme dit plus haut, fut donné à l’hôpital construit par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale à Port-Gentil en 1982, en souvenir de son action dans le domaine sanitaire.

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© Biographie retracée par Jules Bourdès Ogouliguendé

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