Jeudi , 24 janvier 2019

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Proverbes O’myènè : Chapitre 1

 

Owaro-mfélo, ré nyènyo ngôri.

« Dans la pirogue d’autrui, ne prend pas tes aises »

 

Za g’ivongo, zé ré tulino nyèmbwè.

« Ne fais pas du nyèmbwè pour du poisson que tu n’a même pas encore pêché »

 

Mbya y’omôri, yé ré sômb’iméno.

« On ne se lèche pas les doigts avec le bien d’autrui »

 

Môwi bôdjè n’ovité nkonga, okuwa vénda manga : vité nkonga ré mané nyanga.

« … »

 

Eswangongo olunda gi bowa, vénd’ibow’isè sa mana, é dagina ka nyongè.

« Esswangongo est un oiseau réputé pour ses très belles plumes. Par contre cet oiseau n’hésite pas à se les arracher pour confectionner le nid de ses petits…du moment qu’il vit dit-il :la gloire de ses plumes lui importe peu »

Irondi dégo ré man’ényonga g’orèma.

« L’amour qui ne s’est pas de lui même mais que l’on a interdit, susciteras toujours une grande nostalgie voire attirance dans le cœur »

Idyuwa sé tén’élômbè.

« La mort met fin à une histoire »

Okil’otando wé kendo, oma ni ntchugu yè.

« Otando est l’appellation de la civière sur laquelle on mettait un mort pour aller l’enterrer. Le proverbe dit alors : Chacun de nous passera par cette route (route du cimetière) sur cette civière à son jour. En gros : le jour de ta fin tu n’y échapperas pas »

Rakata a yuwi ni ndjana ka n’oba wi boso.

« Rakata est un homme qui partit en brousse pour chercher à manger. Il trouva premièrement sur son chemin en brousse un manguier, il se dit qu’elles étaient trop petites et qu’il trouverait mieux devant. Effectivement devant il trouva un peu plus gros mais il se dit toujours qu’il trouverait plus gros devant et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il mourut de fin. En gros : en voulant trop gangé on fini par tout perdre »

Wik’onèrô inya, rang’élômbè.

« refuse à un vieillard de la nourriture mais pas un dialogue »

Mboni yi nkala ré pôlino mango.

« On ne court pas après un mouton de village, il finira par revenir tout seul »

Igônga nyé kilô agali no nyi djonô.

« La lance que tu enduis d’huile est celle même qui tu tueras. En gros : on est toujours trahi que par les siens »

Inyôni sa go ntcuwa sa kalwi go land’abundjè.

(…)

Vô za twéni g’éyanga, zé ré dyon’iyano.

« Quand il y a de l’hypocrisie dans la famille, cette dernière subsiste tant que les secrets ne sont dévoilés »

Iwènè ny’obota, nyé ré biko n’impaza.

« On refuse le sein de sa mère à cause des boutons »

Mbora yé nina n’oméno, okuwa ko nina vôvô, ntcigo n’awul’igamba, éduwaménga bé kôwiza.

« Le gorille a une pratique lorsqu’il veut traverser une rivière petite soit-elle : il plonge son doigt dans l’eau, si tout le doigt rentre il se dit aussi que tout le corps peut rentrer et préfère contourner la rivière et Edouwamenga est un oiseau qui a confirmer cela…. »

Monda ‘zélé go manga, ndo monda n’orèmi wô.

« Le fétiche n’est pas dans la noix que l’on met dans le gri-gri mais plutôt dans le cœur »

Obôndôkô a wuli nè : zé bé myagana gé bé dyovuno zwè.

« Un gecko dit un jour à son ami tous deux recouvert de poussière qui se faisait passer pour un autre lézard : « toi et moi on saura qui est qui quand la pluie nous lavera ». »

Ekwidi z’akowa za vakili n’awango, anèrô bé pèdia.

« La danse des pygmées a commencé par les enfants et les parents ont suivi»

Mbora ya luwo n’ombwiri, ré taré man’iréza.

« La place ou était un génie bien que n’étant plus ne manque pas d’effrayer toujours »

Iké nyi ndjôgôni a révuni ngi’yè.

« L’œuf de poule avait un jour exhorté sa mère »

I’dyomba nkala, ironda mbôgô.

« Le mariage est un village ou on s’installe pour de bon alors que le copinage ou concubinage est un campement de pêche que l’on peut démonter à tout moment »

Ombalo nkèma tsô ré kékiza go dat’olonda, a yè manè : olonda wa bôni.

« Le vieux singe ne pouvant pas atteindre un fruit trop haut pour lui, fit croire aux autres qu’en fait ce dernier était pourri »

Nkango ti ntcuga, y’avali djôgu go dalié ntcé môri.

« Le Nthougha est le fruit prisé des éléphants tel qu’un jour, il fit viré de bord le chef de la troupe »

Wimbia ‘ré ni dyengé.

(…)

Evolo ré bimbya zi ngani.

« Le malheur ne connaît pas autrui»

Ntcô yè tabu go ntcèng’ampina, wulya manè ofé : a fangi, ndo ntcô yè tabu go ntchèng’onèmbè wulya nè ofé : owènè.

« Si tu estime que quelqu’un ta volé et que par la suite il lui arrive malheur, dit toi qu’il a eu son compte mais s’il nage toujours dans le bonheur dit toi donc que ce n’est pas lui ton voleur »

Okolongo ré koké nyôni mbéla.

 

© Olwany Rénoké

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